DU CÔTÉ DE L’ÉGLISE SAINT PIERRE

Ulysse, ce voyageur des mers qui sans cesse nous étonne
A posé le pied sur les « Roches Noires » aux Sables d’Olonne
Ce colosse d’airain, aux trois mètres sous la toise
Tend l’oreille aux Sirènes dont il perçoit la voix
La sécurité du port lui est-elle à jamais interdite ?
Pour l’infortuné des mers, la « messe est-elle dite » ?
En l’an 2024, quand il a surgi des flots, un riverain mécontent
L’a assigné en justice pour cause d’atteinte à l’environnement
Scotché là, à chaque assaut de la mer qui monte et descend
Sereinement, il continue de présenter le flanc, inlassablement
Quand la mer au loin, s’est suffisamment retirée
Le promeneur du remblai vient s’y faire photographier.
Toujours là, par-delà la chaussée, les cloches de l’église St Pierre
Donnent de la voix chaque jour, appelant à la prière
Inanité des dieux de l’Olympe, comme de la moderne publicité.
Le Dieu des évangiles, vivant, ressuscité, appelle à la liberté.
CB – 3/7/2026