AUX SABLES D’OLONNE, APRÈS LE DÉPART DES RÉDEMPTORISTES – UN NOUVEAU PRESBYTÈRE

Selon le P. François Vannier de la congrégation des Religieux Rédemptoristes aux Sables, la communauté des Religieux s’établit au 44 rue d’Anjou en 1935, remplaçant une ancienne pharmacie. Au carrefour le plus proche, leur grande chapelle construite en 1898, devenue bien national en 1905 par prédation de l’Etat sur les biens d’Eglise, puis rachetée par le diocèse de Luçon en 1909. Elle est devenue l’église Saint Michel , l’une des paroisses de la ville des Sables d’Olonne pour presque tout le 20ème siècle.
Juillet 2026, le 44 rue d’Anjou devient bien diocésain. La congrégation des Rédemptoristes, dont le siège est à Rome, vient de signer l’acte de vente de cette maison appelée à devenir, après travaux, le siège de la paroisse regroupant les anciennes paroisses de la ville. Un presbytère pour l’accueil et secrétariat, lieu d’habitation pour des prêtres. Le presbytère encore en service, rue du Palais, construit dans l’après-guerre, était devenu de plus en plus inaccessible avec l’augmentation de la circulation, les difficultés d’accès et de stationnement, les contraintes de la copropriété en immeuble de bord de mer, le vieillissement des structures .
Samedi 1er août au 44 rue d’Anjou c’était la dernière messe de François Vannier en présence de fidèles. Les deux autres membres de la communauté des Rédemptoristes avaient déjà quitté cette maison, l’un d’eux Gérard Ribler, pour Valence dans la Drôme, une maison de la congrégation. Joseph Touraine, pour la maison du Landreau aux Herbiers, un EHPAD accueillant de prêtres ainés.-
A 8 h 45, samedi matin 1er août comme par le passé, le père François ouvre la prière de Laudes. Une vingtaine de personnes sont déjà là, comme à l’habitude. Le bouche-à-oreille avait fonctionné, pour 9 heures la chapelle se remplit. Elle est pleine comme un oeuf. Quelques personnes se tiennent debout dans le couloir. Un religieux, des Béatitudes à la Chaume, a rejoint. Il prend sa place dans la concélébration ainsi que Gaston Vinet et Claude Babarit. Un paroissien, habitué de ces célébrations, accompagne le chant à la guitare, comme il en avait l’initiative certains jours festifs.

François, avec cette sobriété qu’on lui connait commence : « cette messe est celle de l’action de grâces »… La Providence fait bien les choses puisque c’est la fête de notre fondateur st Alphonse de Liguori qui a aidé l’Église d’alors à se sortir de la tentation rigoriste, libérant les consciences. » Ainsi de toute l’homélie.
A l’issue de cette messe, beaucoup des personnes présentes se rendent à la salle à manger. A l’accueil, un retraité, habitué de la maison qui mettait, son talent de bon bricoleur au service de la communauté, depuis de nombreuses années.
Comme après chaque messe de 9 heures, François se rend disponible pour entendre des personnes en confession. Un précédent mercredi de juillet, à l’issue de cette messe, on avait vu arriver Antoine, encore curé de cette paroisse pour quelques semaines, et Jacques Gomart qui doit lui succéder en septembre, concrétiser le changement de presbytère. Il faudra des semaines, voire des mois pour que le transfert soit effectif dans cet espace d’Église.
Sur invitation d’Antoine, François rejoint à 12 h30 d’autres prêtres au presbytère rue du Palais. Il y a là comme chaque année en été, deux prêtres africains en vacances et en renfort, l’un prof de séminaire, l’autre d’université en leurs pays. Deux séminaristes vendéens, étudiants en théologie, encore là pour 24 heures, rendant des services à la paroisse.
Ce samedi soir à 18 h 30 François rejoint Antoine pour concélébrer à la messe anticipée du dimanche en l’église St Michel, ancienne grande chapelle des Rédemptoristes. François rejoindra la congrégation dans son implantation, boulevard de Montparnasse à Paris.
François avait raison. La priorité est à l’action de grâces pour le meilleur du vécu avec nos frères les Religieux Rédemptoristes, et à l’espérance chrétienne qui jamais ne déçoit.
C.B.