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Du temps pour DIEU dans la COURSE de l’EDHEC (7 avril)

    Deux messes ce dimanche 7 avril 2019 en l’église de la Chaume.  La première, à 9 h 45 avec comme chaque dimance matin une assemblée faite de cheveux blancs parmi de jeunes familles, la seconde à 18 h 30 une église remplie de jeunes avec des équipiers de la prestigieuse course-croisière de l’EDHEC. 


    En 2014 c’était à l’église Notre Dame de Bon Port, de l’autre côté du chenal. En 2019 c’était la dixième fois que l’EDHEC se déroulait aux Sables-d’Olonne.  En 1968, lorsque trois étudiants organisèrent une régate dans le nord de la France, ils étaient loin de se douter que leur modeste compétition deviendrait le premier événement étudiant sportif d’Europe.

    Cela fait donc 51 ans qu’à chaque printemps l’EDHEC fait naviguer, suer, pleurer, vibrer, danser, chanter, rêver des étudiants venus des quatre coins du monde pour s’affronter en des épreuves sportives de haut niveau.  Aujourd’hui plus de 3200 jeunes, pour une régate à 230 bateaux avec des équipage de jeunes appartenant à 165 écoles et relevant de plus de 20 nationalités. Ils profitent aussi de mythiques soirées Place du Vendée-Globe et provoquent quelques perturbations nocturnes sur le Remblai.

    Au terme d’une première journée en mer, plusieurs dizaines d’entre eux ont rejoint l’église Saint Nicolas de la Chaume sous ces voûtes ou figurent des maquettes de bateaux de pêche à la voile ancienne.  Des musiques plus en rythme avaient supplanté l’orgue : « Jubilez, criez de joie, pour notre Dieu. »


    L’abbé Antoine Nouwavi, administrateur de la paroisse salua l’assemblée, excusant l’évêque Mgr François Jacolin qu’il avait mission de représenter. Celui-ci, lors de son premier contact avec les prêtres et diacres de ce diocèse était interrogé sur sa pratique sportive de jeunesse. Il avait répondu la voile où il fut moniteur.


    Dans la première lecture biblique de cette messe on a pu entendre : « le Seigneur ouvrit un chemin sur la mer ».  Tout au long de la semaine, en remontant et en descendant le chenal en contrebas de cette église, des jeunes peuvent se souvenir que la mer est aussi chemin vers l’autre, l’autre rencontré dans la vie en équipage chaque jour et jusqu’au samedi 13 avril, avant de reprendre des routes plus continentales.

    Claude BABARIT